Bonjour

Des textes colorés, du rose clair au rose vif, mais toujours intenses !

En auto-publication : « Rencontre parfumée » (courte nouvelle romantique). À lire sur Amazon.

Aux éditions Sous la cape :  (érotisme sulfureux ! )

« L’Ivresse des sens »

« Je suis venu te dire »

Aux éditions La Musardine :

Dans « …partout sauf dans un lit », « Études très supérieures »
Dans « 20 histoires de sexe en 2050 », « Oh my gode »
Dans « 20 histoires de punitions sexuelles »,  « Amours félines »
Dans « 20 histoires de sexe aux sports d’hiver », « Les facéties de la nature »
Dans « 20 histoires de coups de foudre », « Guerre de trois »
Dans « 20 histoires de sexe à plusieurs », « Oh putain ! »
Dans « 20 histoires de faits divers sexuels », « Bang bang »
Dans « 20 histoires de correspondance érotique », « ‘lut »
Dans « 20 histoires de sexe dans les vestiaires »  , « L’œilleton »
Dans « 20 histoires de sexe à l’hôtel » , « La soubrette »
Dans « 20 histoires d’orgasmes inoubliables », « In orgasmus veritas »
Dans « 20 histoires d’infidélité », « Mais… »
Dans « 20 Histoires de Plans à Trois », « Dilemmes »

Aux éditions D L :

Dans « Rondes et sensuelles 2 » , « X.X. Elle »

Dans « Fantasmes I », « le Huitième Ciel »,

« Pour l’amour de Cléopâtre », longue nouvelle historique qui donne une autre vision de la célèbre monarque, impitoyable par nécessité, mais très humaine… Et sensuelle…!

Dans « Triolisme II » , « Clichés » et « les Nymphirmières »

Dans « Fantasmes II », « L’Inspirateur »

Aux éditions du 38, collection « Paulette »

Dans « Désirs d’évasions », « Moi Dimitri Illitch », la vie tumultueuse d’un commandant de bord slave, qui séduit sans vergogne des jeunes latinas, jusqu’au jour où…

Dans « jeux d’amants », « Les secrets de la peau lisse », où une policière se laisse charmer par sa prévenue.

 

20 histoires partout sauf dans un lit2050histoires de punitions sexuelles

20 histoires aux sports d'hiversports-d-hiver
Rondes et sensuelles
L'Ivresse des sens

histoires de coup de foudre
20 histoires à plusieurs
rencontre parfumée

Fantasmes I
Desir d'évasions
faits-divers

Pour l'amour de Cléopâtre
je suis venu te dire
correspondance érotique-II

Triolisme2
Jeux d'amants
vestiaires

Fantasmes 2
20 histoires à l'hôtel
20 histoires d'orgasmes

Osez 20 histoires d'infidélité
plans à trois

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3 réponses

  1. Zaga dit :

    Tout en mettant en évidence la dimension patriarcale des productions sexuelles standardisées, votre nouvelle « L’ivresse des sens » ne verse pas pour autant dans un puritanisme inopportun. Elle parle de corps qui cherchent le plaisir et qui aiment le sexe pour la jouissance qu’il procure. J’ai adoré le portrait de cette femme. J’ai aimé ses errances, sa façon de se perdre dans le sexe anonyme des hommes, dans l’ivresse du sperme de ces inconnus. J’ai aimé les jeux sexuels auxquels se livre cette femme, qui la font passer du dégoût de soi à la magnificence de son corps. Et en plus, vous réinjectez l’amour dans la littérature !! Dans un univers où c’est le cynisme et le plaisir hédoniste qui sont souvent de mise, vous avez raison de parler d’amour dans vos nouvelles. Je développe le même type de projet littéraire dans mon travail. Au plaisir de vous lire de nouveau. Amicalement. JZ.

  2. Zaga dit :

    Noann Lynn, L’ivresse des sens, Sous la Cape, 2014

    « L’ivresse des sens » est un récit troublant, décrivant une sexualité de plaisir avec une étrange violence. La violence de se perdre. Perdre son corps, son esprit. Perdre aussi sa mélancolie, ses angoisses, ses douleurs. Perdre tout cela dans l’errance, dans le hasard des rencontres de nuit, dans le contact brulant entre les corps. La narratrice aime se perdre dans le sexe anonyme des hommes, dans la chair des inconnus. La nouvelle commence par relater ses expériences dans un cinéma appelé le « Mini-Minuit » où, telle l’héroïne du film Irina Palm, elle joue avec les pénis anonymes des hommes traversant une cloison qui les maintient éloignés d’un corps auquel elle ne veut pas qu’ils aient accès : « Dans chaque cabine, un écran LCD diffusait des films plutôt glauques, rien de bien glamour, des sodomies à la chaîne, des partouzes, gang-bangs et autres fantasmes pour mecs en chaleur. Je me suis demandé ce que je venais faire dans cet endroit répugnant. Les murs étaient tachés et ça sentait la semence de mâle en rut ». Elle a commencé à fréquenter ce lieu car elle avait envie de sexe et qu’elle n’a trouvé nulle part où aller que dans cet endroit sinistre. Elle a conscience que ses hanches de femme forte ne sont pas en adéquation avec les canons de beauté d’une société basée sur les apparences et ne lui permettent guère de faire l’objet de convoitise de la part des hommes : « Un surpoids désespérant, l’envie de me jeter par la fenêtre ou sous les roues d’un camion. Dans notre société, la minceur est la norme. Norme imposée par les revues, certes, mais norme quand même. D’aucuns disent : tu es une belle grosse. Bon, d’accord d’accord. Il n’empêche qu’on ne se sent pas obligé de dire à une autre : t’es une belle maigre ». Lassée par les films pornos standardisés et par la solitude des plaisirs masturbatoires, elle erre dans la nuit à la recherche d’expériences concrètes avec des hommes qu’elle n’ose pourtant pas encore aborder directement. Son manque de confiance est inévitablement lié à ces sociétés fortement dotées de normes qui la font sentir mal dans sa peau. « L’ivresse des sens » décrit avant tout la vulnérabilité et la précarité des corps. La narratrice se réfugie dans ces contacts éphémères et anonymes, fuyant tout contact humain et toute émotion susceptible d’être partagée. Toutefois, la rencontre impromptue avec un homme fréquentant ce cinéma va l’amener du dégoût de soi à la magnificence de son corps. La reconquête de l’estime à l’égard d’elle-même va paradoxalement passer par une découverte de l’envers du décor. L’homme l’emmène dans une pièce du cinéma où se trouvent un certain nombre d’individus qui lui inspirent un sentiment d’effroi : « Je regarde tout autour, je vois les visages hébétés, des hommes mous pour la plupart, recroquevillés, usés. Bon sang, est-ce de ces hommes que j’ai reçu la semence ? Quelle folie j’ai eue de sucer ces inconnus, sans m’enquérir de leur physique. Ils sont moulurés, décatis, ils avancent en clau¬diquant. On se croirait dans un home pour handicapés, un mouroir même, tant ils sont mal en point. Quel triste échan¬tillon de la race humaine ! ». Cette répulsion ne l’empêche pas de livrer son corps à leurs caresses. Elle sent un profond ravissement – au double sens que Marguerite Duras attribue à ce terme – lorsque ces hommes montrent leur excitation : « Tous les hommes autour de moi bandent comme des cerfs. C’est moi qu’ils admirent, mon corps, mes formes, en dépit des bourrelets qui m’ont toujours fait horreur. Étais-je donc la seule à me trouver moche ? Les mains commencent à me parcourir, à caresser mes seins, mon ventre. Mes vêtements se retrouvent éparpillés sur le sol. Le monde autour est subitement pris de passion…Pour moi ! ». Comme si la quête du plaisir passait aussi par ce dérèglement violent des sens dont parle Rimbaud dans sa « Lettre du Voyant ». La narratrice trouve l’amour en s’offrant sous le regard de cet homme énigmatique à ces individus excités qui vont la prendre un par un. En même temps, cet inconnu joue le rôle de protecteur et l’accompagne dans la réalisation de ses fantasmes inconscients, notamment en virant un des types qui essaie de la pénétrer sans préservatif. Elle commence à ressentir de forts sentiments affectifs à l’égard de cet homme qui la respecte mais qui la pousse dans ses derniers retranchements : « Il m’avait observée, il savait ce que j’aimais et les blocages qu’il fallait briser. Me voilà étendue sur le dos, couverte d’effluves. Les hommes qui le peuvent encore me prennent l’un après l’autre, toujours plus fort, tandis que je hurle. Mais un seul ne vient pas, l’essentiel : mon maître lui-même. Je ne comprenais pas pourquoi il se refusait. Je lui avais demandé mais il avait fait la moue. Il se contente de me caresser, semblant adorer le contact du sperme sur ma peau, et sur mes seins surtout, il les caresse avec passion ». Cet amant est à ses côtés uniquement pour se réjouir de la voir prendre du plaisir. Sa seule jouissance est de contempler le spectacle de cette femme comblée par l’immanence de son désir et réconciliée avec son corps. C’est sans doute à ce niveau que se trouve la force du récit de Noann Lynn. Dans la noirceur de cette mélancolie érotique, elle réussit à introduire la beauté de l’enchantement amoureux et à produire un récit romantique, avec de magnifiques lueurs d’espoir.
    Jean Zaganiaris

  3. Catherine dit :

    Osez 20 histoires de sexe en 2050 : « Oh my gode »
    L’avis de Catherine :
    J’ai beaucoup aimé ce texte, magnifiquement bien écrit. Le style est enlevé et l’histoire bien menée et originale. Les scènes érotiques mettent l’eau à la bouche et les sens en éveil. A travers des mots enivrants et justes, bien choisis, l’auteur met en scène ses personnages dans une atmosphère qui atteint le paroxysme d’excitation. Tout ici est débordant de réalisme et envoie en quelques lignes le lecteur dans un futur de plaisir et d’amour insolites, invitant le lecteur à rêver de lendemains de jouissance télécommandée et d’amants fougueux capables par simple connexion de vous emmener au septième ciel. Et, comme à l’accoutumée pour ceux qui connaissent l’univers de l’auteur où l’amour séjourne en toile de fond, la fin du récit est signée de sa griffe intime, lui donnant une dimension supplémentaire, un rayonnement.

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